Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 19:08

Helmut Lachenmann, Für Caudwell. Ce dont on ne peut parler, il faut le travailler.1 Eléments biographiques. Helmutt Lachenmann est né le 27 Novembre 1935 à Stuttgart. Son père est un pasteur, il gardera de cette filiation une grande rigueur morale qu'il affirmera musicalement. . En 1957, il fait la rencontre, aux cours d'été de Darmstadt de Luigi Nono auprès duquel il étudiera la composition de 1958 à 1960. En 1962, il se présente pour la première fois au public lors des stages internationaux de musique contemporaine de Darmstadt dont il deviendra coordinateur de l'atelier de composition en 1972. Mais c'est à la fin des années 60 qu'il se fait vraiment connaitre avec Notturno, pour violoncelle et orchestre (1968) et Air pour grand orchestre et percussions solo. Les années 1970 voient la créationde Pression pour violoncelle (1969/1970), Dal niente pour clarinette solo (1970), Guero pour piano solo (1970), Kontradenz pour grand orchestre (1971), Klangschattten – mein Saitenspiel […]
Par Clément Pic - Publié dans : Analyses
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Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 18:47

Suite Robespierre. Présentation générale. L'œuvre, tiré de l'opéra Per Massimiliano Robespierre, a été composé en 1976, 2 ans après lui. L'opéra a été créé en 1975. Elle est écrite pour un chœur mixte à cinq parties (sopranos, contraltos, tenors, barytons et basses), cinq voix solistes (2 sopranos, une mezzo soprano, un baryton et une basse), un groupe de quatre narrateur qui interprète la voix de Robespierre (deux hommes et deux femmes). Il y a « également un dispositif d'amplification des voix. Anticipant les conclusions auquelles Jean-François Lyotard parviendra à la fin des années 70 dans la condition post-moderne, Manzoni avait « la certitude qu'il est aujourd'hui impossible de proposer encore, tout du moins de manière sensée, une œuvre « historique », certitude qui, entre autre chose, entraina avec elle le refus de donner à ce travail le simple titre de « Robespierre », et conduisit au choix d'un titre plus médité, malgré son caractère moins incisif: Per Massimiliano […]
Par Clément Pic - Publié dans : Analyses
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Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 18:40

Giacomo Manzoni a hésité entre plusieurs carrières, celle de musicien, de mathématicien et celle de linguiste. Il était plus particulièrement intéressé par les langues de l'antiquité. Son attention se porte sur les modifications de la langue dans l'histoire, conditionnées par des faits historiques ou par la pathologie. Par la richesse de ses possibilité, la vocalité exerce une forte attraction sur Manzoni. Tant par son aspects mélodiques que par la richesse des timbres qu'elle recèle au sein du travail sur les masses chorales. Le point de départ est toujours le texte, de Hölderlin ou de Beckett, de Dante ou de Robespierre, et ce texte guide le compositeur dans son cheminement avec son matériau. Mais il est un moment où le texte n'est plus le chemin à travers le matériau mais la matière qui constitue une partie du cheminement musical. Le texte est transformé « en quelque chose d'autre » et « n'existe plus en soi1 ». La parole devient pur timbre et le texte « ne revit que par ses […]
Par Clément Pic - Publié dans : Analyses
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 16:02

La récitation 9 de Georges Aperghis Description matérielle de la récitation D’aspect extérieur, la partition de cette récitation se présente comme une accumulation en 19 lignes qui découpent et font se distinguer les différents éléments de la pièce. On pourrait dire comme Paul Braffort qu’il s’agit d’une boule de neige de longueur 19.1 Ces éléments se regroupent en deux espèces. Celle qui utilise des possibilités de la voix quand elle est véhicule d’un langage et celle qui utilise le souffle de la voix, quand celle-ci est véhicule des mouvements vitaux du corps. La première est elle-même subdivisée en deux : le parlé rythmé et deux motifs de hauteurs absolus. Le parlé rythmé devient par sa mise en perspective avec les hauteurs absolus une ligne de fuite musicale d’un langage en même temps qu’une ligne de fuite linguistique du chant. On remarque que l’élément « souffle » n’est pas découpé par la présentation de la récitation, de même que l’élément « chant ». Cette récitation a la […]
Par Clément Pic - Publié dans : Analyses
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 17:31

Le nô prend ce nom en 1868 lors de la réforme Meiji. Auparavant, ce genre théâtral était appelé sarugaku, appellation qui désigne une forme de farce mimée du XIème siècle et qui signifie singerie s’étant développée parallèlement au dengaku. Ces formes musicales étaient jouées par le tambour koshi zutume et une flûte de travail, ils étaient, et surtout le dengaku, les supports de danses et de chant pour le travail à la rizière. Le dengaku sera récupéré par les cours des shôguns qui le transformeront, au cours des siècles, en un art de plus en plus aristocratique. La tradition du sarugaku se poursuit, perpétré, pratiqué et transmit par des familles d’artistes. Au quatorzième siècle, le shôgun Ashikaga Yoshmitsu (1358 – 1408) nomme le sensei Kannami (1333 ?-1384) responsable des divertissements de la cour. Celui-ci introduit les rythmes du genre kusemai au sein du sarugaku. La troupe de sensei Kannami comprenait bien sûr son fils, Zeami (1363-1443). A l’innovation technique de son […]
Par Clément Pic
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